Artistes &

Films

 

Even If We Fall, 2007, 9 min. ANTILLE Emmanuelle
Even if we fall questionne les relations familiales et les rôles joués par chacun, autour de la notion de sacrifice et d'amour. Dans une maison silencieuse, un père, une mère et leur fille sont réunis. Soudain, la mère saisit les mains de sa fille et tous les trois s’isolent dans la chambre parentale pour se livrer à un rituel : la fille a décidé d’offrir ses cheveux à sa mère
Di 6 sept. à 19h

 

These are not my Images (neither there nor here), 2000, 80 min. BATSRY Irit
These are not my Images entremêle des éléments de genres différents (documentaire, fiction, expérimental) dans le but de s'interroger sur notre manière de voir et de montrer la réalité.
Le film trace le voyage d'une réalisatrice occidentale, accompagnée par un guide à moitié aveugle, et suit sa rencontre avec un réalisateur local, dans un "road movie" décalé. La réalité de la société indienne que filme Irit Batsry prend le visage d’un fantasme, beau et flou comme un rêve éveillé dont on ne connaît ni la porte d’entrée ni l’issue de secours. Son voyage se transforme en une expédition intérieure et sensorielle.
Images et sons ont été enregistrés dans le Tamil Nadu, en Inde.
Création sonore : Stuart JONE
Sa 5 sept. à15h

 

Scale, 1995, 12 min. BATSRY Irit
La présence d'une figure humaine, même minuscule et mal définie, semble toujours changer la perception de l'espace autour d'elle. Entre figuration et abstraction, la figure humaine est comme une mesure d'échelle à l'intérieur de l'image, une référence, une indication pour sa lecture. Scale est un hommage rendu aux artistes qui ont travaillé sur ce thème et surtout à Giacometti.
Di 6 sept. à 17h

 

If only you could see what I see with your eyes, 2008, 5 min. 45 BERNARD Caroline, WAGON Gwenola, TSUDA Michiko, ISANOVIC Adla, en collaboration avec GUICHARD Damien
Quatre artistes provenant du Japon, de France, de Bosnie et de la région genevoise se partagent des vues subjectives d’un même lieu. Chacune d’elle scanne une partie de l’espace environnant avec un outil spécifique (enregistreur, caméra, lunette-caméra…) et crée une trace de son cheminement dans la rue du Marché à Genève. Les traces captées, texte, vidéo et audio sont combinées et synchronisées les unes aux autres. Il s’agit de transmettre la sensation de multiplicité d’un territoire en faisant se succéder des événements qui se déroulent au même moment et qui sont composés comme autant de pistes parallèles. L’une des traces est un enregistrement vidéo à partir d’une caméra cachée dans une paire de lunette de soleil qui permet de se situer au plus proche du regard, l’enregistrement est au bout des yeux provoquant le regard du passant.
Di 6 sept. à 19h

 

Tohu-Bohu, 2008, 17 min. BULLOT Erik
Au rythme des saisons et des voyages, de manière discontinue et fragmentaire, ce film est le quatrième opus d’un journal filmé qui suit les pas d’un enfant, Félix, de l’âge de sept à dix ans. L’enfant joue, dessine, court, nage et fixe, obstinément, la caméra.
Sa 5 sept. à 17h

 

L’étreinte, 2003, 9 min. CAHEN Robert
La lumière crée le mouvement. Le Noir et Blanc fonctionne dans ce film comme une matière révélatrice. Quelque chose se trame ici entre mort, amour et jouissance. Apparition, disparition, le rythme d’une respiration nous fait entendre le temps qui passe, qui lie et délie nos impressions.
Sa 5 sept. à 17h

 

Plus loin que la nuit, 2005, 10 min. CAHEN Robert
Au-delà d’une vision première de la réalité d’un marché de Hanoi, dans l’idée et le désir de faire ressentir la nécessité et la vie, le film déroule un quotidien qui défie le temps et installe par delà sa représentation, une éternelle histoire. Une femme se coiffe dans la nuit, un train passe entre les maisons, une foule se presse et travaille. Un enfant oublié attend.
Conception sonore : Francisco Ruiz de Infante
Di 6 sept. à 17h

 

Refugees, 2008, 52 min. ou 67 min. CARMELI POLLAK Shai
En 2007, une vague de réfugiés africains a pénétré en Israël. Les mains vides, traversant le désert à pied, ces réfugiés désespérés ont bravé tous les dangers sur la frontière égypto-israélienne pour tenter d’atteindre la sécurité en Israël. Shai Carmeli Pollak a filmé un groupe de réfugiés et de bénévoles israéliens qui ont défié les positions du gouvernement israélien. Le destin de ces réfugiés, issus du Darfour pour leur majorité, est au cœur de ce nouveau documentaire qui pose de nombreuses questions universelles sur la responsabilité légale et morale.
Ve 4 sept. à 21h

 

Bil’in mon amour, 2006, 52 min. CARMELI POLLAK Shai
Shai Carmeli Pollack réalise avec Bil’in Habibti un documentaire coup de poing sur le quotidien du village de Bil’in qui essaie, par le biais d’un comité populaire contre le mur, de résister pacifiquement à la confiscation de la moitié de ses terres pour les besoins de la construction du mur. Immergé dans cette lutte aux côtés des Palestiniens, Shai Carmeli Pollak la filme de l’intérieur et sur le vif, captant les oliviers centenaires qu’on déracine, les arrestations brutales en pleine nuit, les flambées de colère entre habitants et soldats. Suivant le combat de plusieurs personnages - Rani, Wagee et Mohammed -, il nous montre les liens qu’il tisse avec eux et le visage quotidien de ce conflit.
Sa 5 sept. 19h

 

Adieu Bassem. Chronique d’une mort annoncée, 2009, 26 min. CARMELI POLLAK Shai
Ce film montre la mort de Bassem Abu Rahma, tué par l’armée israélienne lors de la manifestation pacifique hebdomadaire du village de Bil’in contre le mur. Ce jeune homme de 30 ans était en quelque sorte l’âme de la jeunesse du village et participait chaque vendredi à la manifestation en insistant auprès de ses camarades sur son caractère non-violent. Ce grand gaillard que le village appelait familièrement « El Phil » (l’éléphant) était très écouté et cailloux et lance-pierres restaient souvent dans les poches.
Sa 5 sept. 19h

 

Little Flags, 2000, 6 min. 30 COHEN Jem
S’il ne témoigne pas directement des attentats, Jem Cohen apporte avec son film Little Flags une préfiguration des images diffusées après le 11 septembre. Mêlant documentaire, narration et cinéma expérimental, ce court-métrage, construit à partir de ses propres archives, montre, sur une musique de Fugazi, une parade militaire dans les rues de New York au début des années 90.
Di 6 sept. à 21h

 

Bang Balloons, 2009, 1 min. 20 collectif_fact
Cette vidéo cherche à provoquer un glissement caricatural en mélangeant la scène des fusillades hollywoodiennes à l’univers du parc d’attraction. En s’appropriant les codes de ce type de film, ils réalisent une vidéo qui réduit la fusillade à un jeu dont l’issue a peu d’importance malgré la violence qu’elle implique.
Di 6 sept. à 19h

 

Crossover, 2009, 28 min. 25 COULIBEUF Pierre
Le film projette Erna Omarsdottir dans son propre imaginaire et compose un personnage à travers le miroir. Le groupe PONI apparaît selon le point de vue du personnage joué par Erna Omarsdottir : PONI est à la fois une imagination d’Erna et (presque) une réalité enregistrée. Il se situe en fait à la frontière du réel et de l’imaginaire : les plans qui montrent les musiciens de PONI font certes penser à un concert, mais la lumière jour qui les éclaire, conçue pour le film, lumière sans aucun effet spectacle, les déréalise, les fait basculer dans un monde imaginaire. Erna Omarsdottir est islandaise. Danseuse, chorégraphe, chanteuse dans le groupe PONI, elle a collaboré avec Björk, la vidéaste Gabriela Fridriksdottir et avec de nombreux chorégraphes, en particulier Jan Fabre. PONI est un collectif flamand créé par Frank Pay qui se produit sur de nombreuses scènes en Belgique et en Europe.
Sa 5 sept. à 17h

 

Hippie Movie, 2008, 53 min. DRAEGER Christoph
Hippie Movie est un «documentaire» drôle et romantique sur un mouvement Hippie appelé TroPolicalia, fondé par Christoph Draeger à Varsovie comme un remake ironique du Summer of Love de San Francisco en 1967. A la lumière de l’injustice sociale émergente, d’une guerre impopulaire en Irak, de problèmes écologiques et de la menace d’une nouvelle guerre froide, le film est une méditation sur le comportement politique, social et culturel inventé par les Hippies au début des années 60, pour protester et contester de nombreuses problématiques qui semblent ressurgir aujourd’hui. C’est aussi une célébration des inventions de la musique rock des années 60 et pour terminer, un voyage visuel hallucinatoire, post-psychédélique. Le mouvement a existé pendant 2 mois. Le film a été tourné en vidéo HD et en Super-8, sans acteurs, mais avec la participation d’amateurs et de bénévoles.
Ve 4 sept. à 19h en anglais

 

Festin (Hommage à William Burroughs), 2002, 8 min. FATMI Mounir
Comment sortir du piège? Comment combattre ce monstre du besoin qui nous fait perdre toute forme humaine, ce singe qui nous ronge la nuque, et qui nous rend dépendants, prisonniers de la consommation, esclaves d’un paradis artificiel ? Autant de questions qu’on peut extraire de l’œuvre de William Burroughs, toxicomane jusqu’à ses quarante-cinq ans, âge où il parvient enfin à s’extraire de l’enfer de la drogue. Dans sa préface du «Festin nu», Gérard-Georges Lemaire écrit à son propos : «…Passionné par les méthodes de contrôle dans le sens le plus large du terme, des codex mayas qu’il découvre au début de son séjour mexicain jusqu’aux manipulations opérées par les grands médias, la C.I.A., ou encore les sectes les plus diverses, aux Etats-Unis, Burroughs se fait le défenseur inconditionnel du libre-arbitre et de l’infrangibilité de l’être humain, qui est soumis à des systèmes coercitifs en tous genres, certains de caractère totalitaire, d’autres, plus insidieux, plus sophistiqués aussi, qui prennent possession de l’individu par des modes pernicieux et intimes - le désir, par exemple.»
Un film aimablement proposé par Heure Exquise !
Créée en 1975, Heure Exquise! est spécialisée dans la promotion de l’art vidéo et de la vidéo de création. Née d’un projet essentiellement créatif, Heure Exquise! a progressivement mis en place des activités de distribution, de diffusion et de documentation pour l’art vidéo et les arts électroniques.
Di 6 sept. à 17h

 

Self Portrait, 2007, 9 min. 45 GRASSIOULET Gilles-Gabriel
Cheminement dans un espace urbain qui, de scène en scène, de ville en ville, de bâtiment en bâtiment, va tisser l’ébauche d’une architecture imaginaire. A travers le voyageur se construit un parcours à la fois physique et mental, virtuel et réel.
Di 6 sept. à 19h

 

Canal 23, 2002, 3 min. 20 GUITON Jean-François
Un voyage téléguidé fait de projections et de reflets, incessant redoublement, partage et réincrustation des acteurs et des couches de réel. Ce qui se passe dans la cabine de téléphérique semble ne pas pouvoir être influencé, les protagonistes y agissent sous commande, prisonniers d’une boucle, de la promiscuité, manifestement observés et coordonnés secrètement de l’extérieur. La télécommande contrôle ce que diffuse la chaîne 23, entraîne dans l’image ce qui était jusque là à l’extérieur, amalgame, imbrique et empile le réel et la fiction jusqu’à en gommer la moindre frontière.
Un film aimablement proposé par Heure Exquise !
Créée en 1975, Heure Exquise! est spécialisée dans la promotion de l’art vidéo et de la vidéo de création. Née d’un projet essentiellement créatif, Heure Exquise! a progressivement mis en place des activités de distribution, de diffusion et de documentation pour l’art vidéo et les arts électroniques.
Di 6 sept. à 17h

 

Myotis myotis, 2008, 6 min. 30 HOROVITZ Pauline
Un portrait sonore des habitants du muséum d’histoire naturelle de Bourges : animaux, bêtes empaillées et êtres humains
Di 6 sept. à 19h.

 

Des Suisses à l’aventure, 2002, 54 min. KUNZI Daniel
Des centaines de Suisses se sont engagés dans les Brigades internationales, mais combien étaient-ils, à s’engager contre le nazisme dans les rangs de l’armée française? Aucune étude historique n’a été entreprise sur ce sujet. Ce film a suivi la trace de quelques Suisses qui ont versé leur sang en combattant avec les Forces françaises libres, pour battre les armées d’Hitler. Unique au monde, la Suisse a été le seul pays à les condamner. En 2003, le Parlement suisse a refusé de les aministier !
Sa 4 sept. à 21h

 

Minuit moins dix/Minuit moins cinq, 2008, 7 min. 30 MASSENET Sabine
Une fable autour des lieux désertés de personnage empruntés aux films d’Hitchcock. Le spectateur déambule seul dans des espaces vides à la recherche de l’autre, disparu.
Un film aimablement proposé par Heure Exquise !
Créée en 1975, Heure Exquise! est spécialisée dans la promotion de l’art vidéo et de la vidéo de création. Née d’un projet essentiellement créatif, Heure Exquise! a progressivement mis en place des activités de distribution, de diffusion et de documentation pour l’art vidéo et les arts électroniques.
Di 6 sept. à 17h

 

Nijuman no Borei (200 000 Phantoms), 2007, 10 min. PERIOT Jean-Gabriel
Illustrée par 600 photos du Dôme Gembaku à Hiroshima, ce film fait défiler l’histoire du XXe siècle. Le 6 août 1945, la bombe atomique détruit le Dôme et la ville entière. Malgré ce désastre, la vie reprend son cours. Hiroshima en 2006 est une ville qui ressemble à toutes les autres, sa particularité : son dôme.
Un film aimablement proposé par Heure Exquise !
Créée en 1975, Heure Exquise! est spécialisée dans la promotion de l’art vidéo et de la vidéo de création. Née d’un projet essentiellement créatif, Heure Exquise! a progressivement mis en place des activités de distribution, de diffusion et de documentation pour l’art vidéo et les arts électroniques.
Di 6 sept. à 17h

 

After the Empire, 2008, 13 min. 50 PONG Elodie
After The Empire met en scène des conversations face à face entre des icônes tardives de la culture pop et de l’histoire politique, comme Marilyn Monroe, Elvis Presley, Minnie Mouse et Karl Marx. Entourés d’un décor post-apocalyptique, les acteurs incarnent leur personnage avec ses extrêmes, ses désirs et ses idéaux de manière humoristique et mélancolique.
Di 6 sept. à 19h

 

Tender Transitory Transport, 2008, 11 min. RAMISHVILI Koka
Tender transitory transport est une errance filmique dans la capitale géorgienne Tiflis. Le travail graphique des images est en corrélation avec le texte et la musique. La reconnaissance de la ville comme architecture, espace politique et zone climatique a une résonnance poétique. Il en découle un paysage urbain psychosocial suggestif.
Sa 5 sept. à 17h

 

Semiotics of the Kitchen, 1975, 5 min. 30 ROSLER Martha
Cette vidéo fait exploser le stéréotype de la «femme d’intérieur» : engagée dans les mouvements féministes, l’artiste se met en scène dans un cadre qui rappelle celui des émissions de cuisine destinées à la « ménagère de moins de cinquante ans », mais où fourchettes et couteaux deviennent des armes révélant une révolte sourde.
Di 6 sept. à 19h

 

direct & now, 2009, 75 min. RUCH Colette et Günther
Ce film est un document (et un travail en cours) qui questionne les notions de collaboration, coopération, culture globalisée, statut social des artistes dans notre société, influence des aspects technologiques, ainsi que le lien problématique entre finance et activité artistique. L’idée était de montrer le parcours de 5 artistes de différents pays. Le film est le prolongement d’un événement d’une semaine qui s’est tenu il y a des années et où les participants avaient travaillé ensemble.
Di 6 sept. à 15h

 

Teaching the Alphabet, 2007, 3 min. 34 SCHREINER Volker
Ces images d’archives trouvées par Volker Schreiner ne constituent pas seulement un abécédaire. Schreiner se révèle dans la collecte et la direction de la chorégraphie d’images de films classiques. Le concept de l’ordre alphabétique est maintenu de manière souple pour laisser la place au travail du subconsient.
Di 6 sept. à 19h

 

Counter, 2004, 6 min 30 SCHREINER Volker
Pour ce film construit sur le principe du « found footage », Schreiner a sélectionné des séquences de différents films, à la fois des classiques du cinéma et des films moins connus. Grâce à des fragments, il élabore un décompte à partir du nombre 266. Il réussit ainsi à créer un effet de suspense et le rythme particulier du montage retient toute l’attention du spectateur.
Un film aimablement proposé par Heure Exquise !
Créée en 1975, Heure Exquise! est spécialisée dans la promotion de l’art vidéo et de la vidéo de création. Née d’un projet essentiellement créatif, Heure Exquise! a progressivement mis en place des activités de distribution, de diffusion et de documentation pour l’art vidéo et les arts électroniques.
Di 6 sept. à 17h

 

In Complete World, 2008, 53 min. SILVER Shelly
In complete world est un documentaire constitué d’interviews réalisées dans les rues de New York. Mêlant questions politiques (Sommes-nous responsables de notre gouvernement ?) et questions plus existentielles (Pensez-vous avoir le contrôle de votre vie ?), le film se focalise sur la tension entre responsabilité individuelle et collective. Il peut être perçu comme un manuel à l’attention des citoyens du 21e siècle ou comme un regard sur les opinions et les perceptions d’un groupe d’Américains de tous âges et de toutes races. C’est un testament aux gens de New York en ce nouveau millénium, qui se sont ouverts librement et parfois de manière provocatrice à une personne qui leur était étrangère, juste parce qu’elle posait des questions.
«It’s easy to feel alienated from one’s fellow citizens; it’s not easy to combat that alienation. But Silver does. Her film in complete world weaves together street interviews with a hundred or so New Yorkers; ages, accents, styles, and races mix as people respond to questions like, Are you satisfied? and, Are we responsible for the government we get? Deceptively simple in its formal rigor, the film focuses on timbres of voices and shapes of faces, investing without reservation in the extended, non-sound-bite take in which all the strangeness, pathos, tang, and perspicacity of demotic speech unfolds. Spliced between the interviews, black screens backed by city sounds both link and separate the speakers; the city is a matrix, but all will be drowned out if we don’t listen carefully. If neither avant-garde silence nor infotainment cacophony can help us now, maybe what we need is Silver’s skeptical but tender vérité. « Haim Steinbach, Art Forum
Di 6 sept. à 21h en anglais

 

Musée d’un souvenir, 2009, 7 min. 30 TAMPON-LAJARRIETTE Marion
Un musée de souvenirs pourrait être la définition de tout musée, toute archives ou encore toute œuvre. Ce pourrait aussi être le musée tout personnel de mon souvenir d’une certaine œuvre. Il s’agit en tout cas d’un film entièrement construit sur la force des images souvenirs. La Jetée de Chris Marker est un film photo-roman qui nous raconte l’histoire d’un homme renvoyé dans le passé, à l’aide de ses souvenirs, dans le but de changer l’avenir. Je fais à mon tour un acte de « retour en arrière » en re-filmant plan par plan la scène centrale de rencontre au Musée d’Histoire Naturelle de Paris. Au diaporama noir & blanc original se substituent des plans vidéo aux couleurs évanouissantes et à l’immobilité vacillante. Un face à face se crée et dévoile l’incertitude des frontières entre les pôles de l’Homme et l’animal, le mouvant et l’immobile, le vivant et le mort, le passé et le futur, le réel et l’imaginaire, la mémoire et l’oubli, l’originale et la copie…
Di 6 sept. à 19h

 

Charles mort ou vif, 1969, 94 min. – Avec François Simon, Marcel Robert, Marie-Claire Dufour, André Schmidt, Maya Simon. TANNER Alain
A l’aube du centième anniversaire de son entreprise, Charles De, brillant homme d’affaires, las de sa vie disparaît dans la nature. Ses seuls complices sont sa fille et un couple qu’il vient de rencontrer. Son fils, fringuant entrepreneur, le fait rechercher par un détective.
Ce premier long-métrage d’Alain Tanner remporte le Léopard d’or du Festival de Locarno en 1969. C’est un film manifeste qui, avec d’autres, tels La lune avec les dents et Haschich de Michel Soutter, permet l’inscription de la Suisse sur la carte du cinéma mondial à la fin des années 1960. Aujourd’hui, la fougue et l’énergie de ce premier film restent intactes. Tanner a trouvé l’argument de son film dans ce qu’il a vu de mai 68 à Paris, qu’il couvrait pour la télévision suisse. En effet, loin d’être impressionné par les oukases idéologiques lancées par les jeunes manifestants, Tanner a été marqué par les personnes âgées qui défilaient à leurs côtés. Ainsi, le film fait le portrait d’un vieil homme qui décide de quitter sa vie confortable de patron bourgeois pour mener une vie retirée auprès d’un couple de bohèmes: là, il retrouve sa liberté de pensée et le goût de vivre. (_Frédéric Bas, Swissfilms)
Paul: Pourquoi vous n’aimez pas les bagnoles? _Charles: Pour beaucoup de raisons. _Paul: Lesquelles? _Charles: Eh bien...: premièrement, la position du conducteur est très mauvaise. Elle coupe la digestion, comprime l’estomac et engraisse le cœur. _Deuxièmement, la circulation est devenue l’art dramatique des imbéciles. Les accidents sont de misérables tragédies et les risques de la route, tout ce qui nous reste d’aventure. _Troisièmement: l’automobilisme est un système d’accumulation, d’entassement, mais qui n’apporte pas le moindre échange, à part bien entendu celui de grossièretés et où les gens ne se rencontrent jamais. C’est un système de dispersion sociale: chacun dans sa petite caisse. Et pour terminer, à travers l’automobile, les compagnies pétrolières et les marchands de tôles imposent leur loi, détruisent les villes, font dépenser des fortunes en routes et en flics, empuantant le monde et surtout font croire aux gens que ceux-ci ne désirent plus rien d’autre.

 

Bandiera Rossa (alla riscossa), 2009, 10 min. TARABINI Christian
Le court-métrage raconte de la décision de la direction de CFF Cargo de Bellinzona, une année après la grève des 430 ouvriers et ouvrières, de faire enlever les banderoles portant l’écriture « Giù le mani » (bas les pattes) de tous les ateliers de travail.
Sa 5 sept. à 21h

 

Intime/Monde, 2008, 17 min. YUEN Yeung Fun
Intime / Monde est un projet de création vidéo multidisciplinaire, associant l’image, la recherche, la création sonore et l’intervention d’une performeuse. La création sonore est au centre du projet et interroge la notion de lieu, d’environnement, de proximité ou d’éloignement. Intime / Monde est une photographie en mouvement dans une architecture monumentale - celle de la ville de Hong Kong - écrasante, traversée par la performeuse.
Un film aimablement proposé par Heure Exquise !
Créée en 1975, Heure Exquise! est spécialisée dans la promotion de l’art vidéo et de la vidéo de création. Née d’un projet essentiellement créatif, Heure Exquise! a progressivement mis en place des activités de distribution, de diffusion et de documentation pour l’art vidéo et les arts électroniques.
Di 6 sept. à 17h

 

Trou (Le) – In This House, 2005, 30 min. ZAATARI Akram
Quand les milices baissèrent les bras face à l’armée Libanaise, en 1991 à la fin de la guerre du Liban, Ali – un membre de la résistance Libanaise – écrivit une lettre aux propriétaires de la maison que son groupe avait occupée depuis six ans, après qu’elle soit devenue la ligne de front, pour leur souhaiter un bon retour chez eux, et leur assurer qu’ils s’étaient bien occupés de leur propriété. Il plaça la lettre dans un obus de mortier B-10 et l’enterra dans le jardin. En Novembre 2002, Akram Zaatari pris sa caméra vidéo et, accompagné d’un jardinier, il partit pour son village familial, Ain el Mir afin de déterrer la lettre d’Ali.
Sa 5 sept. à 17h